Association Bien-être Montauban

Votre souffle comme vous ne l’avez jamais utilisé, ce que le Breathwork fait vraiment au cerveau

Podcast Breathwork Camille Ficely

Respirer. On le fait environ 20 000 fois par jour, sans y penser. Mais que se passe-t-il quand on reprend consciemment le contrôle de ce geste automatique ? C’est tout l’objet de ce nouvel épisode du podcast de Bien Être Montauban, où Frédéric Vanderplancke reçoit Camille Ficely, praticienne en massage traditionnel thaï, coach Breathwork et pleine conscience, pour un épisode aussi surprenant que concret.

La science vient de confirmer ce que les praticiens observent depuis longtemps

On savait que certaines pratiques de respiration intense pouvaient provoquer des états extraordinaires. On commence seulement à comprendre pourquoi, au niveau du cerveau.

Une étude récente s’est penchée sur les pratiquants expérimentés de respiration à haute ventilation et a mis en lumière quelque chose de fascinant : l’intensité des états modifiés de conscience produits par ces techniques est proportionnelle à deux phénomènes simultanés. D’un côté, une activation du système nerveux sympathique cardiovasculaire. De l’autre, des modifications très précises de la perfusion cérébrale, notamment dans les zones associées aux émotions profondes et à la mémoire.

Traduction concrète : le cerveau ressent sa propre respiration dans les mêmes zones qui traitent les souvenirs et les émotions. Ce double effet expliquerait pourquoi ces pratiques permettent d’accéder à des expériences thérapeutiques significatives, résolution de traumas, libération émotionnelle, avec une efficacité comparable à celle de substances psychédéliques. Mais sans prendre quoi que ce soit.

Camille le confirme avec le calme de quelqu’un qui le vit chaque jour : oui, c’est ce que la pratique montre. Et c’est exactement ce que la recherche commence, enfin, à documenter.

Le cortisol, ce saboteur silencieux

Deuxième sujet de revue de presse : le stress chronique et ses leviers psychologiques. Dans notre monde moderne, le stress est tellement normalisé que beaucoup de gens ne le remarquent plus, jusqu’au jour où l’épuisement, l’anxiété ou le vide émotionnel se font sentir avec fracas.

Derrière tout ça : le cortisol. Utile à court terme, il mobilise l’énergie, aiguise l’attention, il devient problématique quand il reste durablement élevé alors que la menace a disparu depuis longtemps. Et aujourd’hui, ce sont souvent des menaces intangibles qui l’activent : la rumination, la peur du regard des autres, le sentiment de perte de contrôle.

Ce que l’article commenté dans cet épisode rappelle avec force : ce n’est pas toujours l’événement en lui-même qui génère le stress, c’est la façon dont on le vit. Et sur cette façon-là, on peut agir. Recadrage cognitif, bienveillance envers soi, écriture expressive, déconnexion rituelle en fin de journée, pleine conscience… La boîte à outils existe. Camille y apporte son éclairage naturel : la pleine conscience, c’est apprendre à observer ce qui se passe en soi sans s’y accrocher. Une émotion, rappelle-t-elle, ne dure que quelques minutes dans le corps, si on ne l’alimente pas.

Ce qui se passe vraiment pendant une séance de Breathwork

C’est sans doute la partie la plus précieuse de cet épisode. Camille décortique, avec une clarté remarquable, ce qui se passe réellement lors d’une séance de respiration active, et pourquoi elle dure 30 à 40 minutes.

Tout commence par un challenge physique : respirer exclusivement par la bouche, sans pause, c’est inconfortable. La bouche sèche, l’envie d’avaler, une légère résistance corporelle. Première étape.

Vient ensuite le challenge mental. Le cortex préfrontal, le centre opérationnel du cerveau, celui du contrôle et de la raison, commence à protester. Pourquoi je suis là ? On serait bien mieux dans le canapé. C’est là que se travaille la résilience : rester, choisir d’avancer malgré l’inconfort, faire confiance au processus.

Puis, aux alentours de 7 à 8 minutes, la bascule. Le cortex préfrontal se met progressivement en retrait. C’est le système limbique, le cerveau émotionnel, celui de la mémoire profonde, qui prend le relais. Et c’est là que l’expérience commence vraiment : états modifiés de conscience, libération émotionnelle, larmes, rires, repos profond. Chaque personne vit quelque chose de différent, et de personnel.

Tout ça, allongé, sous une couverture, accompagné par la voix du praticien et une playlist conçue pour chaque étape du voyage.

Deux événements à ne pas manquer

Cet épisode est aussi l’occasion d’annoncer deux actualités enthousiasmantes.

Le 21 juin 2026, pour la Fête de la Musique, Camille organise une séance de respiration active à Montauban, 12 rue de la Comédie, à 17h, pour environ deux heures d’expérience collective avant de profiter des animations du centre-ville. Une belle porte d’entrée pour découvrir le Breathwork dans un cadre festif et bienveillant.

Et pour ceux qui veulent aller encore plus loin : une retraite en Thaïlande du 23 novembre au 8 décembre 2026. Seize jours de voyage en sac à dos, entre découverte de la culture thaïlandaise, de sa tradition bouddhiste, et six jours de méditation Vipassana au temple avec les moines. Chaque matin et chaque soir, un accompagnement corps-esprit pour préparer cette confrontation, douce mais profonde, avec soi-même. Aucune expérience préalable requise. Juste l’envie de se rencontrer vraiment.

Et pour finir, cannabis et sexualité

L’épisode se termine, comme toujours, par la rubrique sexo. Frédéric,sexologue à montauban, aborde cette fois, une étude de l’Université de Stanford sur le cannabis et la satisfaction sexuelle. Le résultat ? Une consommation plus fréquente est associée à un désir accru et une meilleure satisfaction à l’orgasme. Le mécanisme : le THC active la zone cérébrale de la dopamine, ralentit la perception du temps et favorise la présence dans l’instant, cet état que toutes les pratiques de bien-être cherchent à cultiver. Frédéric ne peut s’empêcher de demander à Camille si le Breathwork produit un effet similaire. Sa réponse vaut le détour.

Rejoignez l’aventure

Le Breathwork, la pleine conscience, la gestion du stress, les retraites… Tout cela forme un écosystème cohérent, incarné par des praticiens de terrain qui vivent ce qu’ils transmettent.

Adhérer à l’association Bien Être Montauban, c’est gratuit. C’est aussi accéder à des contenus exclusifs, être prévenu en avant-première des ateliers, les places sont limitées, et rejoindre une communauté WhatsApp où Camille anime son propre espace dédié au Breathwork.

L’épisode est disponible maintenant. Bonne écoute 🎧

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