Imaginez : vous êtes allongé sur une table d’opération, les chirurgiens s’affairent autour de vous, et pourtant vous vous sentez en vacances en Thaïlande. Ce n’est pas de la science-fiction. C’est exactement ce qu’a vécu Ali Abu-Ria, 71 ans, atteint de la maladie de Parkinson, lors d’une opération neurochirurgicale réalisée à l’hôpital de Nahariya, en Israël, sans anesthésie générale, guidé uniquement par la voix d’un hypnothérapeute.
Un événement qui fait le tour du monde médical, et qui illustre avec éclat ce que l’hypnose est capable d’accomplir.
Une opération du cerveau sans anesthésie générale : ce qui s’est passé à Nahariya
Le cas d’Ali Abu-Ria : une première mondiale retentissante
Au centre de cette histoire se trouve un patient de 71 ans atteint de la maladie de Parkinson. Plutôt que de subir une anesthésie générale lourde aux risques importants, c’est le Dr Oudi Bonstein, psychologue et hypnothérapeute, qui l’a guidé dans un état de concentration intense, la transe hypnotique. Resté pleinement éveillé, connecté à ses sensations mais détaché de la douleur, Ali Abu-Ria a décrit son expérience ainsi : il s’est senti transporté en Thaïlande, comme en vacances.
Ce témoignage dépasse l’anecdote. Il illustre un principe fondamental de l’hypnose : le cerveau ne distingue plus le vécu réel de l’imaginaire, ce qui permet d’atténuer la perception de la douleur et d’apporter un apaisement profond.
Pourquoi rester éveillé change tout pour les chirurgiens
Cette opération n’était pas simplement un exploit spectaculaire. Elle répondait à une nécessité médicale précise : des électrodes devaient être implantées dans le cerveau du patient pour atténuer ses tremblements liés à la maladie de Parkinson, et le fait qu’il soit resté conscient a offert aux chirurgiens une précision inédite. Moins d’anesthésie générale signifie moins de risques de complications post-opératoires, et les médecins ont pu tester directement en temps réel l’efficacité du positionnement des électrodes.
Lorsque le patient est éveillé, son cerveau peut fournir des indications directes aux médecins, mouvements, sensations, réactions. L’hypnose rend ce processus fluide, car elle stabilise le rythme cardiaque et respiratoire, réduit la perception de la douleur en modulant les signaux au niveau du thalamus, et améliore la coopération entre patient et médecin en maintenant une relation de confiance.
L’hypnose médicale, une révolution qui avançait déjà en silence
Ce que font les équipes françaises depuis des années
L’expérience israélienne est saisissante, mais elle n’est pas isolée. En France, des équipes pionnières explorent depuis plusieurs années l’hypnose au bloc opératoire. Au CHU Bretonneau de Tours, le Dr Ilyess Zemmoura a proposé à 37 personnes atteintes de gliome, une forme de cancer cérébral, de subir leur opération sous hypnose plutôt que sous anesthésie traditionnelle. L’étude démontre que la technique est fiable et aisément reproductible, et que la douleur diminue au fur et à mesure que la profondeur de la transe augmente.
En chirurgie éveillée, l’hypnose permet au patient de recouvrer immédiatement, dès la levée de la transe, une vigilance normale très utile à la fiabilité des tests, une vigilance que l’anesthésie générale classique rend bien plus longue à obtenir.
Par ailleurs, l’hypnose répond à la problématique de certains patients atteints de gliomes qui présentent des contre-indications anesthésiques, les personnes âgées ou celles souffrant d’obésité, notamment.
Comment se prépare une opération sous hypnose ?
La procédure est loin d’être improvisée. La préparation débute bien avant l’intervention, par une consultation pré-opératoire avec l’anesthésiste qui échange avec le patient pour définir une « histoire » personnalisée, construite à partir de ses loisirs, de ses habitudes de vie , qu’il lui contera tout au long de l’opération pour le maintenir en état d’hypnose. Au moment de l’intervention, le patient est plongé en transe avant même que le chirurgien ne le touche.
Le principe est aussi simple qu’il est profond : séparer l’esprit du corps, permettre à l’un de voyager pendant que l’autre est soigné.
Ce que la science confirme sur l’hypnose et la douleur
Le rapport de l’INSERM : des preuves solides
L’hypnose ne relève pas de la magie ni de la crédulité. Elle est étudiée sérieusement depuis des décennies par les plus grandes institutions scientifiques. Dans un rapport remis à la Direction Générale de la Santé, des chercheurs de l’INSERM ont mis en évidence l’intérêt thérapeutique de l’hypnose lors d’une anesthésie et pour la prise en charge du syndrome du côlon irritable. L’étude confirme également que les risques liés à l’hypnose sont particulièrement limités.
Plus précisément, pendant une opération sous anesthésie locale ou générale, les études montrent que, grâce à l’hypnose, l’usage des médicaments antalgiques et sédatifs est réduit durant ces interventions.
Il est important de noter que c’est l’impact émotionnel de la douleur qui serait réduit par l’hypnose plus que l’intensité brute de la douleur elle-même, une nuance précieuse qui explique pourquoi des patients rapportent ne pas souffrir alors que l’intervention est objectivement invasive.
Ce que l’imagerie cérébrale révèle
L’hypnose n’est ni un état de vigilance ordinaire ni un état de sommeil, mais un état modifié de conscience. À l’échelle biologique, les effets de l’hypnose ont été confirmés par les techniques d’imagerie modernes. Le cerveau sous hypnose n’est pas un cerveau endormi : il est actif, focalisé, dans un mode de traitement de l’information radicalement différent de l’état ordinaire.
Concrètement, cela signifie que lorsqu’un hypnothérapeute guide une personne vers un lieu imaginaire, les zones du cerveau liées à la perception sensorielle s’activent réellement, presque comme si le voyage avait lieu pour de vrai.
Hypnose chirurgicale et hypnothérapie : deux visages du même outil
Trois formes d’hypnose médicale à connaître
On distingue plusieurs types d’hypnose selon leur application médicale : l’hypnoanalgésie utilisée comme méthode antalgique, l’hypnosédation qui couple l’hypnose à des produits anesthésiques, et enfin l’hypnothérapie à visée psychothérapeutique.
Ce qu’on observe au bloc opératoire de Nahariya ou de Tours, c’est l’hypnoanalgésie et l’hypnosédation à l’œuvre. Mais la même capacité du cerveau à moduler la douleur, l’anxiété et les émotions est au cœur de l’hypnothérapie que vous pouvez vivre dans un cabinet, à Montauban comme ailleurs.
Ce que l’hypnose peut faire pour vous, au quotidien
Vous n’avez pas besoin d’être sur une table d’opération pour bénéficier de la puissance de l’hypnose. Les mêmes mécanismes qui ont permis à Ali Abu-Ria de se sentir en Thaïlande pendant qu’on lui ouvrait le crâne peuvent vous aider à :
- Apaiser une douleur chronique, en modifiant la façon dont votre cerveau perçoit et traite les signaux douloureux
- Réduire l’anxiété et le stress, notamment avant un acte médical, un examen ou une situation redoutée
- Traverser un deuil, un traumatisme, un choc émotionnel, en accédant à des ressources intérieures souvent insoupçonnées
- Travailler sur des phobies, des blocages, des habitudes tenaces, là où la seule volonté consciente ne suffit pas
L’hypnose devient une ressource précieuse pour les phobies paralysantes, les angoisses envahissantes qui épuisent le corps et l’esprit, et les douleurs chroniques qui altèrent la qualité de vie malgré les traitements. Elle réduit la peur, restaure la confiance et soulage autant la douleur émotionnelle que physique.
Questions fréquentes sur l’hypnose médicale et thérapeutique
L’hypnose, est-ce que ça marche pour tout le monde ?
Le succès de l’hypnose apparaît fortement lié à la motivation et à la détermination des patients. Ce n’est pas une technique passive où l’on subit : c’est un travail collaboratif, où votre engagement joue un rôle central. Cela ne signifie pas que vous devez être un sujet « facile à hypnotiser », l’hypnotisabilité varie d’une personne à l’autre et évolue au cours de la vie, mais un praticien expérimenté saura adapter son approche.
L’hypnose est-elle dangereuse ?
Les risques liés à l’hypnose sont particulièrement limités, et aucun effet indésirable grave ne paraît attribuable à l’hypnose. C’est ce que confirme le rapport de l’INSERM après analyse de dizaines d’essais cliniques. L’hypnose pratiquée par un professionnel formé, dans un cadre éthique et bienveillant, est une approche sûre.
Est-ce que je vais perdre le contrôle pendant une séance ?
Non. Contrairement aux clichés véhiculés par les spectacles de music-hall, vous restez en permanence acteur de votre expérience. L’hypnose induit chez le patient un état de conscience particulier caractérisé par une indifférence à l’extérieur et une hypersuggestibilité, mais cet état peut être utilisé pour amplifier les ressources internes du patient, pas pour les court-circuiter. Vous ne ferez jamais sous hypnose ce que vous refuseriez de faire éveillé.
L’hypnose à Montauban : franchir le premier pas
Ce que l’opération de Nahariya nous enseigne, c’est une vérité que l’hypnothérapie explore depuis des décennies : l’esprit humain possède des ressources extraordinaires pour moduler la souffrance, réguler les émotions et favoriser la guérison. Ces ressources ne sont pas réservées aux cas extrêmes. Elles sont en vous, accessibles, disponibles, il suffit d’apprendre à y accéder avec le bon accompagnement.
Peut-être hésitez-vous encore. Peut-être vous demandez-vous si vous êtes « le bon type de personne » pour l’hypnose, si ça va vraiment fonctionner pour vous, ou si le premier rendez-vous ne va pas être déstabilisant. Ces interrogations sont parfaitement normales, et elles méritent des réponses concrètes, dans un espace sans jugement.
Mon cabinet d’hypnose à Montauban vous accueille avec une approche professionnelle, chaleureuse et rigoureusement éthique. Une première séance suffit souvent à dissiper les doutes et à ressentir ce que l’hypnose peut faire pour vous.


